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Catégorie : Perspectives

11 septembre 2022

Traduction de l’article original de Jayant Bhandari publié en anglais le 31 août 2022.

Ce texte, écrit du point de vue d’un Indien ayant grandi dans un environnement sans valeurs, donne matière à réflexion concernant ce que sont les valeurs occidentales en comparaison du reste du monde. Bonne lecture.

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Certaines personnes considèrent que le christianisme ou l’islam sont les religions qui connaissent la croissance la plus rapide. Les statistiques présentées montrent que c’est effectivement le cas, mais si l’on ne connaît pas les nuances, on peut être induit en erreur.

Une religion insidieuse en plein essor fait des ravages en Occident et dans le tiers monde. Elle a vidé le christianisme de sa substance. Elle trouve rapidement des convertis dans le monde musulman, dans une apostasie silencieuse que même les fondamentalistes ne peuvent contester. Elle trouve des convertis dans le monde entier, même lorsque les gens continuent d’adhérer à leurs religions officielles.

Elle a l’air mignonne, non violente, généralement inoffensive, laïque et même bienveillante.

Elle prolifère, non pas en raison d’une conspiration ou d’un prosélytisme quelconque, mais parce que sa croissance est le résultat naturel de l’abandon des contraintes civilisationnelles et de la conduite éthique. C’est le résultat de l’entropie. Elle est connue sous le nom de « wokisme », un système de croyances sans croyances, un système de valeurs sans valeurs, où il n’y a pas de moralité objective. Si vous pratiquez la mutilation génitale féminine en tant qu’immigrant, il n’y a aucun problème parmi les « wokes ». Vous avez le droit de préserver votre culture.

Pour les wokes, tout est subjectif et relatif. Les émotions, et non la raison ou la moralité, sont la base de la logique.

Ils sont parvenus à contrôler les institutions du monde occidental. Ils ne comprennent pas le concept de justice classique. Leur idéologie est profondément imprégnée de multiculturalisme, de diversité, de féminisme, de LGBTQ, d’environnementalisme, d’égalitarisme, d’actions positives, d’espaces sécurisés, etc. Ce n’est pas qu’il y ait un problème avec l’une ou l’autre des questions qu’ils soulèvent, mais ils n’ont pas la compréhension ou l’entendement des coûts associés. Plus important encore, derrière la façade de leur activisme se cache une tentative de transférer la responsabilité de leur échec dans la vie aux autres et d’obtenir des ressources gratuites.

Ce qui importe aux wokes, c’est de faire preuve de vertu alors qu’ils n’ont aucune empathie ou compassion pour qui que ce soit – leurs désirs matérialistes et bestiaux les animent. Dépourvus de tout tissu moral, ils n’ont aucune inhibition à mettre la main dans la poche des autres. Ils n’éprouvent aucune honte à demander ce qu’ils n’ont pas gagné. Dépourvus de responsabilité personnelle, ils ont toujours quelqu’un à blâmer pour leurs souffrances réelles ou imaginaires. Incapables de penser de manière critique ou de penser tout court, ils ne veulent pas que leurs habitudes sans valeurs, hédonistes et animales soient remises en question.

Ceux qui apportent un contre-argument reçoivent une fatwa – ils sont bannis et ne peuvent plus fonctionner dans la société. Le pire est à venir en Occident, car la culture du bannissement mûrit lentement et sûrement. Une société sans valeurs et amorale n’est pas un mal absolu, mais barbare et sauvage dans son résultat ; et cette issue est inévitable dans une société qui a perdu ses amarres civilisationnelles.

La plupart des gens pensent que le wokisme est puéril et irresponsable. Certains pourraient argumenter qu’une dose de wokisme peut adoucir l’islam fondamentaliste. Qu’y a-t-il de mal à ce que quelque chose remette en question le fondamentalisme qu’engendre l’Islam ? C’est tant que vous n’avez pas fait l’expérience du wokisme. Je pense être légitime, j’ai grandi dans une culture woke – en Inde – qui n’avait pas de valeurs, de moralité ou de contraintes civilisationnelles et où le fait de s’en sortir en commettant un crime était glorifié.

Il y a quelques jours, le gouvernement indien, lors d’un événement largement médiatisé, a libéré des hommes qui avaient été emprisonnés pour des viols, des brutalités et des meurtres, incluant des enfants et des bébés. Lors de leur libération, des bonbons ont été distribués. Les politiciens du parti au pouvoir les ont appelés « bons brahmanes ». La libération de ces criminels avant les prochaines élections régionales devrait vous mettre la puce à l’oreille.

Personne ne connaît mieux la psyché des citoyens que les politiciens. Les politiciens savent comment motiver les électeurs. La libération des criminels est une affaire bien calculée. Elle augmentera les votes en faveur du parti au pouvoir, le BJP. Ces électeurs ne sont pas criminels ou mauvais au sens conventionnel du terme. Mais, comme c’est la culture de l’Inde, ces électeurs n’ont pas de valeurs. Ils négligent la douleur que les viols et les meurtres ont infligée à leurs victimes.

Hannah Arendt a invoqué à juste titre le concept de la banalité du mal. Lorsque les contraintes de la civilisation s’effondrent, il ne reste que la sauvagerie et la barbarie, même si l’on voit surtout des personnes à l’air innocent autour de soi.

Le mal n’est presque jamais un démon à l’air féroce et aux dents acérées. Il est généralement séduisant. Il répond à nos instincts animaux.

Ceux qui grandissent dans une culture qui inculque de manière subliminale les dix commandements, la compassion et l’empathie pourraient supposer que ces valeurs sont naturelles pour les êtres humains. Ces valeurs sont apparues en Occident au cours de plusieurs millénaires, après une lutte acharnée, un processus de construction de la civilisation. Ces valeurs brillent par leur absence dans le tiers-monde et chez les wokes en Occident – et il y a une raison pour laquelle les wokes ont une affinité avec les cultures du tiers-monde. Ils sont les mêmes.

Que se passe-t-il lorsque la société n’a pas de valeurs ? Devient-elle libre, les gens peuvent-ils faire ce qu’ils veulent de leur vie personnelle ? Malheureusement, pour avoir une civilisation, il faut certaines limites, des barrières et un code de conduite moral, où les désirs bestiaux des gens sont restreints pour au moins garantir que les libertés des autres ne sont pas violées. Une civilisation exige l’opprobre social pour certains actes, même pour ce qui ne semble pas blesser les autres.

Les wokes ne sont pas des communistes. Ils n’ont pas été confrontés aux difficultés de la vie qui ont sous-tendu les révolutions communistes. Ils ne sont pas des idéalistes. Ils peuvent invoquer l’image de Karl Marx ou de Lénine, mais ils n’ont aucune idée de ce que ces images signifient. Le saint patron des wokes est George Floyd, que les communistes auraient pendu, étiré et écartelé, comme ils l’auraient fait pour les wokes.

Le wokisme est-il pire que le communisme, qui a tué des millions de personnes au siècle dernier ? Oui. Un bateau non amarré ne dérive pas tout de suite vers le grand large. Dans un premier temps, l’absence de structure morale de la société peut ressembler à un relâchement des contraintes sociales et de la liberté. Pourtant, le résultat est évident dans les cultures du tiers-monde, où les valeurs morales brillent par leur absence. Les Indiens ont tué quatre millions de personnes dans une colonie tri-nationale après la prétendue indépendance vis-à-vis des Britanniques. Ils n’ont aucune empathie pour plus d’un milliard de personnes qui vivent une vie pire que celle des cafards, génération après génération.

Le wokisme est le summum de la non-civilisation et doit mener à une existence sauvage, où la seule valeur est la loi animale du plus fort, une vie en roue libre d’abus de substances et d’abus des autres.

J’ai passé plusieurs jours à observer les manifestations anti-gouvernementales et pro-démocratiques à Hong Kong. Sachant que j’étais un touriste, les manifestants ont été exceptionnellement gentils en veillant à ce que je ne sois pas blessé. Ils étaient polis et, à part les bagarres avec la police, n’ont jamais volé ou détruit de biens publics. Fin 2019, j’étais assis à côté du mât du drapeau chinois du siège du gouvernement lorsqu’un manifestant est monté sur le mât, a enlevé le drapeau chinois et l’a profané.

Dans les années 60, les occidentaux, menés peut-être par les Beatles et leur gourou Maharishi, ont romancé la société indienne. La promiscuité et l’accès facile aux drogues étaient attrayants. L’hindouisme a été perçu comme offrant une liberté par rapport aux contraintes religieuses du christianisme.

Je n’ai rien personnellement contre les manifestants de Hong-Kong ou les gens des années 60 en roue libre. Mais la conséquence ultime du wokisme, du mysticisme des religions indiennes et du paganisme subsaharien est la barbarie et la sauvagerie.

Les pays communistes se sont toujours bien mieux portés que l’Inde et les pays d’Afrique sub-saharienne, sauvages, chaotiques et wokes. Je préfère appeler leur structure économique ni socialisme ni communisme. Je l’appelle chaos-isme, sauvage-isme, et ce que l’on appelle wokisme en Occident.

Le monde occidental est confronté au véritable diable. Le tiers monde, qui a été partiellement civilisé par l’infusion de certaines valeurs chrétiennes, retourne inévitablement à son existence misérable d’avant la colonisation.

Il existe toute une gamme de gradations entre ce qu’étaient les progressistes du passé et cette culture populaire émergente, le wokisme, représentée par le premier ministre canadien Justin Trudeau et son équipe de ministres fédéraux, le président américain Joe Biden, le vice-président Kamla Harris, le juge de la Cour suprême qui ne peut pas définir le mot « femme ». Aucune de ces personnes n’aurait accédé au pouvoir si nous n’avions pas bouleversé la méritocratie en choisissant nos dirigeants par le biais de la démocratie, en remettant le contrôle des institutions de l’Occident au plus petit dénominateur commun, aux masses animées par le pain et les jeux, au 51 % le plus médiocre des électeurs.

Avec la montée du mouvement woke, l’Occident finirait-il par ressembler à l’existence misérable de l’Inde et de l’Afrique subsaharienne ? Non. L’Inde, l’Afrique subsaharienne et une grande partie de l’Amérique latine n’ont aucune affinité avec les valeurs civilisationnelles. Ils doivent retourner à leur existence barbare précoloniale, s’ils n’y sont pas déjà. Cela dit, sous l’influence du wokisme, l’Occident va beaucoup chuter, et il n’y a rien pour le sauver.


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