Pourquoi il est important d’observer les secteurs d’investissement

La plupart des médias économiques font référence aux « marchés » en évoquant les indices d’actions, tels que le CAC 40 en France ou le S&P 500 aux États-Unis. Mais est-ce que cela signifie réellement quelque chose ?

Les indices en question sont composés d’une multitude d’entreprises actives dans différentes activités. Elles sont divisées et classifiées en secteurs et industrie, en fonction de leurs différentes caractéristiques et des marchés dans lesquels elles sont en compétition.

Lorsqu’on observe la performance des différents secteurs, relativement à l’indice de référence, on constate rapidement la disparité entre les différentes activités. Les « marchés » sont en réalité composés d’une multitude de tendances.

Voici la performance pour chaque secteur de l’économie américaine, relativement à l’indice S&P 500 :

On constate ici que certains secteurs surperforment, alors que d’autres sous-performent l’indice. Les trois gagnants depuis le début de l’année (YTD, Year-to-date) sont ici les technologiques, les services publics, et l’immobilier.

 En Europe, la mesure est ici relative à l’indice Stoxx Europe 600 :

Alors que simultanément, tout le monde parle des « marchés » et des « actions » en généralisant, il est pertinent d’observer et d’étudier les mouvements cycliques de l’économie et le comportement du capital à travers les secteurs et les industries, certains étant non-cycliques (comme les services publics, qui surperforment lorsque la consommation ralentit) et d’autres cycliques (comme la consommation de luxe) qui surperforment lorsque l’économie en général est en accélération.

Cette observation permanente permet de se forger une vue du monde et, liée à l’observation des indicateurs économiques et au mouvement technique du prix et de la volatilité, de prendre des décisions plus éclairées non seulement à travers les différentes classes d’actifs telles que les actions, les obligations ou les devises, mais également à l’intérieur même de ces classes.

La prochaine fois que vous regarderez une émission télévisée où les commentateurs parlent des « marchés », rappelez-vous qu’il s’agit d’une simplification et que la réalité de l’investisseur privé passe certainement par une profondeur plus importante et une étude plus minutieuse des différentes données.

Et maintenant, pensez-vous que nous sommes actuellement dans une économie qui accéléré, ou qui ralentit ? A vos crayons !

Eric Mermod